Baudelaire devant l'innombrable

ISBN : 979-10-231-0587-2
Date de publication : 15/05/2018
Format : 14,5 x 21 cm
Nombre de pages : 214 p.
16,00 €

Michel Leiris qualifiait Les Fleurs du Mal d’« irréductibles ». L’œuvre résiste à toute lecture. Pour la respecter, il faut s’affranchir des mythes qui l’entourent depuis un siècle et demi. C’est l’objet du premier chapitre. Ainsi sera-t-on ramené aux poèmes, à leur lettre irrémédiable.

Au-delà, quatre chapitres examinent la récurrence d’un thème : l’éternel, l’infini, la mer, la rue – quatre variantes d’une hantise du poète : le nombre. « Tout est nombre. Le nombre est dans tout. Le nombre est dans l’individu. L’ivresse est dans le nombre », lit-on dans Fusées.

Le nombre : d’un côté l’ordre, la doctrine pythagoricienne donnant accès aux règles de l’univers ; de l’autre la discorde, la mer méchante, la rue passante. Ou encore le vers, « rime et nombre », comme le définit Baudelaire : rythme, cadence, harmonie, mais aussi débordement, démesure, dissonance.

Deux chapitres reconduisent enfin le temps et l’allégorie, autres obsessions liées au nombre (« – Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Êtres ! »), aux formes qui les portent : la syncope et le non sequitur qui cassent le vers des Fleurs du Mal.

 

Édition revue et corrigée, augmentée d’une postface.

Introduction

I. Légendes des Fleurs du Mal

II. L’éternel minuscule

III. Les deux infinis

IV. Le rire énorme de la mer

V. La rue passante

VI. Le démon du contretemps

VII. Allégorie ou non sequitur

Conclusion

Postface

Index des poèmes cités

Index des autres textes cités

Index nominum

Lire un extrait

Professeur de Littérature française moderne et contemporaine (Histoire, critique, théorie) au Collège de France depuis 2006, Antoine Compagnon est, entre autres, l’auteur de plusieurs essais sur Baudelaire : Baudelaire l’irréductible (Flammarion, 2014), ...

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