Je cherche un mur pour jouer devant

Jean Vilar, écrits de soi et de travail
ISBN : 979-10-231-4040-8
Collections : Theatrum mundi
Date de publication : 10/06/2026
Format : 14,5 x 21 cm
Nombre de pages : 480
Informations : Un cahier illustré de 8 pages (8 illustrations)
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Jean Vilar, figure majeure du théâtre public, est connu comme fondateur du festival d’Avignon et directeur du Théâtre national populaire. On sait moins qu’il a d’abord voulu être écrivain et qu’il fut polygraphe : journaux, lettres, notes, brouillons, romans…

À partir des milliers d’écrits conservés dans les archives, largement inédits, cet ouvrage explore une part méconnue de son œuvre. Il montre comment l’écriture accompagne chaque étape de son parcours : la formation du jeune artiste, la création d’un festival, la direction d’une troupe et les combats pour un théâtre accessible à tous. Lettres et journaux deviennent les lieux d’une pensée en mouvement, où s’expriment le doute, la détermination, la fatigue, l’amitié, la réflexion artistique et l’exigence morale. S’y dessine une éthique du travail fondée sur la justesse, la discipline, mais aussi la rêverie.

À la croisée de l’histoire culturelle et de l’étude littéraire, ce livre révèle une œuvre dispersée mais profondément cohérente : celle d’un homme qui, toute sa vie, a écrit pour agir, diriger et transmettre.

Jean Vilar, l’obsession de la mémoire

 

Première partie - HISTOIRE DES FONDS D’ARCHIVES ET DES PUBLICATIONS

 

Chapitre 1

« Dresser le catalogue général de notre histoire » : la constitution des fonds

 

Un premier don aux Archives de France

Le fonds Jean Vilar de la Maison Jean Vilar

Fonds Théâtre national de Chaillot, acquisition d’autographes et versement complémentaire 

Les autres fonds conservés à la Maison Jean Vilar

Les derniers ajouts au fonds Jean Vilar 

 

Chapitre 2

« La légende de Jean Vilar » : archives, mémoire et histoire

 

Le livre inabouti

Le temps des commentaires épiques et lyriques

Vilar, « lieu de mémoire »

Un renouveau scientifique

 
Deuxième partie - VOCATION LITTÉRAIRE ET ENGAGEMENT THÉÂTRAL : UNE CONTINUITÉ

 

 

Chapitre 3

Les années de formation (1926‑1936)

 

S’initier à l’écriture par le journal 

« Ma vie ressemblera bien à un livre »

La littérature pour penser le réel

La formation d’une pensée politique

 

Chapitre 4

L’affirmation d’une vocation (1936‑1941)

 

Se définir comme écrivain 

Le « carnet de la mort » et l’engagement moral

La lettre comme lieu d’élaboration d’une identité et d’une conception artistique 

 

Chapitre 5

L’épiphanie du théâtre (1941‑1942)

 

La reconnaissance au sein de Jeune France

« Une grande joie de jeunes artisans » : le journal de tournée avec La Roulotte 

« Le reste est comédie » 

« Je voudrais avoir ma bicoque à moi, mon petit théâtre » : Vilar co-directeur de troupe

 

Chapitre 6

« Enfin l’œuvre ! » Vilar, homme de théâtre (1943‑1947)

 

Premières mises en scène 

La reconnaissance au sein du champ théâtral

« Comprendre avec la peau » : l’affirmation d’une esthétique

 

Troisième partie

UN THÉÂTRE ÉPISTOLAIRE

 

Chapitre 7

« Les plus vifs éclats » : une correspondance dispersée

 

Immersion et rhizome

Sources et fonds consultés 

Reconstruire le fil des échanges

 

Chapitre 8

Les paliers d’une vie théâtrale

 

« Ce festival aura lieu chaque année »

Directeur du TNP : le poète introuvable et les compagnonnages artistiques 

Un théâtre populaire au temps de la guerre froide : lettres aux personnalités politiques

« Monsieur le Directeur et ami » : lettres de troupe du TNP

1964-1971 : festival, réformisme et liberté

 

Chapitre 9

La ligne droite et le tremblé

 

L’artiste et le pouvoir 

L’exigence et l’engagement

L’exercice d’une autorité oblique

Le travail et l’amitié : la juste distance 

La représentation de soi : signature et autoportraits

 

Quatrième partie - DU MEMENTO AU MEMINI : L’ÉCRITURE STRATIFIÉE DU JOURNAL DE BORD

 

Chapitre 10

« Des chiffres, des faits, des preuves » : le journal‑outil

 

La fabrique du journal 

Une « mémoire de papier »

« Rien de plus imbécile que ces journaux de rêveurs » : l’examen de soi au travail 

L’écriture de la justification

 

Chapitre 11

Génétique du mémento 

 

Récrire son journal : les stratégies d’authenticité

Suppression, conservation, modification, ajout : typologie des gestes de réécriture 

La mémoire du comédien 

Mettre en récit la direction

« Rien n’est fixe » : les méditations d’un praticien

 

Cinquième partie - LE DERNIER JOURNAL VILAR, AUTEUR, JUGE ET RÉFORMATEUR DE SON ŒUVRE

 

Chapitre 12

Transmettre son théâtre 

 

Le « Mémento II » non publié, ou l’affinage de l’outil

« En ce métier, les chiffres n’expliquent pas les choses »

 

Chapitre 13

Réformer le festival d’Avignon 

 

« Il s’agit de savoir si les festivals ont fait leur temps » 

Esquisser un laboratoire de projets

 

Chapitre 14

Éthique et pratique de l’action culturelle

 

« Je sais pourquoi et pour qui je travaille : pour les classes laborieuses »

Une politisation du journal 

 

Chapitre 15

Le journal, seuil de l’autobiographie

 

La fuite du temps 

« Je tente de relier les morceaux » 

 

Épilogue

 

Addendum

 

Lettre de Jean Vilar à Catherine Leccia

Pierre Fresnay à propos de la pièce de Jean Vilar

Lettre de Jean Vilar à Robert Oppenheimer 

Lettre de Jean Vilar à Robert Oppenheimer 

Lettre de Jean Vilar à Luciano Damiani

 

Sources et bibliographie 

 

Index des noms propres 

Violaine Vielmas est agrégée de lettres modernes et docteure de littérature française. Sa thèse, « Correspondance littéraire et journaux de travail de Jean Vilar : édition, étude et commentaire », croise la génétique, les écrits de soi et l’histoire du théâtre pour étudier la…

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